01/04/2014


On a passé l'hiver ici.
On a passé l'hiver tout court.








Au printemps dernier il nous est venue l'idée d'acheter une bicoque "à retaper".
Je pleure de rire à l'évocation de cette gentille expression, maintenant.

On a cassé des murs, mis de l'eau. Mis de l'électricité.
Il a fallu creuser des trous qui ressemblaient à des piscines dans la terre gelée de janvier (c'est comme ça, qu' arrive l'éléctricité).

Ensuite on a fait du placo.
En fait, je connaissais le mot placo, placo, placo.
Maintenant je SAIS (que plus jamais!)

Après le placo, c'est pire: une fois que ces grandes plaques sont enfin vissées dans le mur, on comprend qu'il faut combler les espaces entre les plaques: faire des joints.
Je suis retournée sur les forums bricolages, déjà fréquentés en 2009, pour celles qui étaient là, et robertdu95 était connecté lui aussi.

C'est ça, c'est la grande confrérie des travaux: on est très sales. Mal habillés. On pèse moins de 40 kilos. On fait d'improbables recherches google. On checke avec le vendeur "gros oeuvre" du casto, on pourrait presque même penser qu'on travaille chez casto, tellement on le fréquente. On est obsédés par une seule chose: la fin des travaux (parfois aussi le prix des travaux, lorsqu'on parvient à connecter les deux neurones qu'il nous reste ;)

Ca à commencé à ressembler à une maison, aux alentours de février.
Encore une petite dizaine de jours dans le mobilhome (oui, un charmant mobilhome de 18m2 planté sur un genre de terrain vague dans la bourgade voisine)...et c'était bon.

On a "emménagé" (on a ouvert le carton des assiettes et branché la guirlande de Noel ;)
C'était l'euphorie!

J'ai légerement repris le chemin du travail.
Et c'est à ce moment là que mon mari m'a annoncé qu'il doutait fortement que nous puissions un jour nous accoutumer au mode de vie rural.
J'étais quand même d'accord.

Voilà. Les travaux, l' expérience ultime en terme de résistance du couple et de limites psychologiques. Je me sens, personellement, prête pour l'entrainement au gign.

Bisous, à l'année prochaine!

22/10/2013

another girl




Pour cette rentrée, on avait tout préparé.
La tenue.
Le masque de super-héros.
Ensuite, on a mis nos rêves dans nos valises, nos cartons,puis on a décidé d'aller voir si l'herbe est toujours verte, plus loin, juste un peu plus haut.
Tout quitter encore, et surtout recommencer, quelle joie!
A nous, jolie petite cabane.

Moi, je préfere croire que tout est possible.
Et j'aime trop l'idée qu'ils grandissent avec cette idée,
pour m'en priver.

Et la prochaine fois le grand saut?




26/08/2013





























Cet été, c'était: les fenêtres ouvertes sur l'autoroute, Sinnerman, le pulco, le campement de romanichels et la cabane sans eau, c'était la provence verte et le cagnard, c'était les bières décapsulées comme Zorg, c'était les festivals en short et plumetis, dis, tu crois qu'un jour tu changeras de tee shirt, c'était les soirées à deux à la lumière de butagaz, tu voudrais pas un 806 et un chien pendant que tu y es, c'était Avignon, One day successfull, des amis chéris, tu ne trouves pas qu'on se croirait à Buda, des familles chéries qui ressemblent à un arbre enchevetré, qui est qui, qui est là et qui ne l'est plus, des endroits qui font que l'on se sent enfin un peu de quelque part.

06/07/2013

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Cet été tu seras robinson et je serais vendredi. Oui? 
Parce qu'il va bien falloir s'habituer...


Aux changements.
Encore?
Encore!

05/07/2013

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Maintenant elle va bien.
Je me demande encore un peu quelle adolescente elle sera, adolescente ça la fait tellement rêver.
Pour l'instant elle me regarde de ses yeux doux, je crois qu' elle sait par ou je suis passée pour elle.
Elle a eu besoin de voir jusqu'ou je l'aimais.
Elle a cru qu'il suffisait qu'il dise pour qu'on le croie.
Elle a été un bon petit soldat, ma fille.
Chaque jour il y a les larmes au souvenir du message que j'ai reçu le 4 mars 2012, écrivez en toutes lettres madame le quatre mars deux mille douze ou j'ai lu difficilement ces mots surréalistes qui disaient que je ne reverrais plus ma fille.
Depuis il n'a plus de nom. Lui. Même pas un homme, même pas une ombre, même pas son chien ni même son ombre.
Je ressens ce bruit sourd à l'interieur.
Mais comme un accouchement, il reste la sensation, et pas de mots.
Il y a eu des attitudes, des fuites, des silences que j'ai reçus comme autant de gifles, et il y a eu des coups de fil la nuit, des mains serrées, des cigarettes fumées à l'aube en espérant ensemble, des bus pris en tremblant, il y a eu des femmes. Celles à qui j'ai tendu mon bébé avant de m'écrouler, celles qui m'ont forcé à avaler des yop, celles qui sont intervenues, vite, efficaces. Celles qui se sont indignées, celles qui ont choisi pour moi des chaussures rouge-sang pour mon jour de mariée, celles qui ont fait alliance avec Matou pour que je revienne à la vie. Celles qui ont répondu au regard perdu de Nino. Elles sont fortes!
Maintenant elle va bien. Elle n'est pas dupe. Elle a bien compris le rôle qu'elle a joué, genée d'avoir été si naive, elle veut savoir comment j'ai fait. Comment j'ai fait? Ha ha! Si, on peut Jane on peut. On peut tout je te jure. Elle sourit, elle efface tout, elle recommence. Pour me flatter, il me dit c'est tout toi, c'est fou. Je souris. Elle trace sa route, Jane. Droit devant, my girl, droit devant!





20/03/2013



 
N'est ce pas, que tout le monde voudrait des nouvelles de Léon? Parler de Léon avec un sourire béat est mon activité principale depuis oui, dix-neuf mois. Il a dix-neuf mois Dix neuf-mois! Je ne l'ai jamais quitté plus de trois jours. Pourtant Léon se porte bien quand je le quitte. Léon se porte bien tout le temps, Léon est chaque jour déguisé ou maquillé et il rit, c'est le poulou du trio que j'ai construit à mon tour. Léon préfere être avec Jane, et avec Nino. Quelquefois, il se fait éjecter sans ménagement, mais il n'est pas rancunier. Bientôt, il ira chez une nounou. On ne passe pas sa vie à parler de son fils avec un sourire béat et pourtant, Léon!

18/03/2013


 
déplacer peindre vendre écouter un secret  ouvrir un joli paquet essayer repartir à zéro penser au temps perdu détester les quizz répeter les mêmes choses
 

 
noces
de
 coton
 n'importe
quoi 
je
l'
aime 
depuis
 toujours

21/02/2013



Malgré la migration massive des blogueuses vers instagram, je ne peux pas fermer cette page...impossible, c'est l'album d'enfance de Nino&Jane, un peu.
Jane en tous cas se fait régulièrement des sessions "arrêt sur image" ici, et se souvient avec joie.



 



Je chôme alors je couds je teins, je réflechis.
Je mets smell like teen spirit, je bricole.
J'attends.






19/12/2012

Quand on veut bloguer mais qu'on n'en peut plus des sapins des concours des paquets cadeaux, on énumère, on fait des listes, on se demande.

J'ai oublié d'ou c'est parti mais:

Je me demande si je vais avoir une nouvelle table.
Je me demande quels adultes deviendront mes enfants.
Je me demande si mon mari va m'envoyer un sms.
Je me demande si je vais trouver un nouveau job.
(Et surtout quand)
Je me demande si ma mère m'aura tricoté un snood marine et lurex pour mes 34 ans.
Je me demande comment je serais dans 10 ans.
Je me demande si ma voisine du dessus est elle aussi chômeuse et si oui, pourquoi elle porte des talons aiguilles.
Je me demande comment on peut tant manquer de clairvoyance.
Je me demande comment est mon banquier.
Je me demande si mon fils aime vraiment les légumes oubliés.
Je me demande comment font les gens qui ne s'indignent jamais.
Je me demande si je ne vais pas changer les meubles de place.
Je me demande si je vais customiser des tote bag pour mes soeurs.
Je me demande si ma fille aura réussi sa bougie.
Je me demande quoi porter vendredi, vu les températures.
Je me demande comment on peut faire ça à un enfant.
Je me demande comment faire plaisir.
Je me demande si mon fils aura ramassé son slip.
Je me demande si j'ai bien fait.
Je me demande si un jour je serais la fille "assise devant un magazine avec une tasse de thé brûlant" .


Et je me demande comment j'ai pu oublier de me demander si un jour, je n'aurais plus envie de déménager... merci Aurélie  :D

Qui?